JDS – The Walking Dead: The Board Game

“La journée avait pourtant si bien commencée… Ce matin encore, j’étais en pleine forme, en quête d’un lieu sûr pour enfin me poser un peu après l’apocalypse et accompagné d’Hershel, un paysan du coin, alors que maintenant, me voilà seul et à l’article de la mort. Entouré de toutes parts par des zombies pour couronner le tout. Ils ont sûrement été attirés par l’unique coup de feu que j’ai pu tirer, faute de munitions, mais sans ça, je ne serais plus qu’un cadavre. Foutus zombies.

Je les revois surgir du réfectoire de l’école que nous étions en train de fouiller. À dix contre deux, on ne pouvait pas s’en sortir indemne. J’entends encore les cris désespérés d’Hershel mais je n’ai pas le temps de m’apitoyer sur mon sort. Il faut que j’arrive à sortir d’ici pour trouver de la nourriture pour me requinquer un peu. Ensuite, qui sait, je croiserai éventuellement d’autres survivants pour m’accompagner dans ma quête et un jour… Un jour… Peut-être que ce cauchemar s’arrêtera.

The Walking Dead: The Board Game

The Walking Dead: The Board Game est un jeu tiré de la série de comics éponyme (récemment adapté à la télé) qui prend place après une apocalypse zombiesque. Il vous faudra donc survivre et trouver votre havre de paix avant que vos “potes” survivants ne fassent de même.

Ce que les zombies nous ont laissé

Côté matériel, le plateau de jeu représente la ville d’Atlanta et ses environs. À côté de ça, on a une foultitude de pions divers, des dés (pleins et de couleurs différentes) et des cartes. Le tout est d’assez bonne facture sans être non plus transcendant mais bon, pour un jeu trouvable dans les 30–35 € c’est correct. Toutes les illustrations sont évidemment tirées du comic. Petite précision : le jeu n’existe pour le moment qu’en VO. Il y a pas mal de texte mais si une personne parle anglais (le niveau demandé n’est pas trop élevé), elle peut lire et expliquer les cartes aux autres sans problème.

Que faire après l’apocalypse ?

Le jeu est jouable de 1 à 6 joueurs. Pour moi, je ne vois pas l’intérêt d’y jouer seul ou à deux. Le nombre de joueurs idéal serait 4 ou 5. À 3, les interactions sont limitées et à 6, c’est un peu trop la foire d’empoigne sans compter que si jamais un joueur meurt (ce qui peut aller très vite si on n’a pas de bol), il est bon pour attendre que la partie se termine.

Le but du jeu est de collecter 3 cartes “Locations” avant les autres joueurs. En début de partie, trois de ces cartes sont disposées en haut du plateau et chaque joueur en reçoit une. Sur ces cartes, il est indiqué un lieu correspondant à l’un des 13 lieux présents sur le plateau et une condition à remplir pour pouvoir la récupérer. La condition devient de plus en plus difficile selon le nombre de cartes “Locations” déjà en possession du joueur.

Pour récupérer une de ces cartes, il faut se rendre sur la case adéquate et réussir le défi indiqué (par exemple : avoir plus de nourriture que tous les autres joueurs). Si l’une des 3 cartes visibles est récupérée, une nouvelle la remplace. Celle reçue en début de partie sert seulement de choix de destination supplémentaire et ne compte pas dans les 3 cartes à avoir pour gagner.

Tout au long de la partie, vous parcourez le plateau pour répondre aux conditions des cartes “Locations” et récupérer les lieux avant qu’un autre joueur ne vous les prenne. Le premier à collecter 3 cartes remporte la partie.

Fatigué de vivre ?

On perd quand tous les survivants de notre groupe sont morts. Chaque survivant meurt lorsqu’on place 3 marqueurs “fatigue” sur sa carte. Vous recevez ces marqueurs à cause d’événements ou parce qu’un zombie vous a mis un coup de dents.

Bienvenue à Zombieland

Chaque joueur commence avec un survivant “principal” choisi parmi les 6 proposés (Rick, Shane, Andrea, Glenn, Dale, Tyreese) qui sera accompagné d’un autre survivant pioché au hasard. Chaque personnage possède une capacité et un certain nombre de dés de différentes couleurs. Les capacités sont diverses (transformer le résultat d’un dé, relancer un dé d’une couleur) et peuvent interagir entre survivants (par exemple, si vous jouez Rick et que vous avez Carl, vous ne pouvez pas placer de marqueurs fatigue sur Carl).

Pills here !

Pour vous aider à survivre, des ressources sont disséminées sur le plateau :

  • Essence : soit traverser une case avec des zombies sans combattre, soit avancer d’une case en plus de vos 3 mouvements.
  • Munitions : dépenser une munition permet de lancer le dé noir lors d’une rencontre, tuant 1 à 3 zombies mais attirant parfois d’autres.
  • Nourriture : dépenser 1 point de nourriture enlève 1 marqueur fatigue d’un personnage de votre choix.

Manuel du petit survivant

À chaque tour, vous pouvez soigner vos survivants (dépensant de la nourriture) puis déplacer votre pion de 3 cases. Chaque case quittée reçoit un jeton zombie face cachée (1 à 12 zombies possibles). Plus le plateau se remplit, plus les déplacements deviennent périlleux.

Si vous arrivez sur une case contenant des ressources, vous piochez autant de cartes “Encounters” qu’il y a de ressources. La part de hasard saute aux yeux : rencontres très variées (hache, survivant supplémentaire ou combat contre 12 zombies…), toutes résolues par un lancer de dés. Quel que soit le résultat, vous collectez en général les ressources, sauf si un défi raté vous en prive, mais un manque de chance peut vite transformer la partie en cauchemar.

Si vous atteignez un lieu de carte “Locations” visible ou de votre carte de départ, réalisez la condition et récupérez la carte.

Conclu-ziombie

Matériel : de bonne facture et en quantité. Seuls bémols : les 6 pions “principaux” ont un socle un peu pénible à manipuler et il manque un sac pour piocher les jetons zombies sans les retourner. Pour le reste, le carton est épais et les cartes robustes. Malgré la quantité de dés, il peut en manquer, mais on peut relancer ceux indésirables.

Mécanismes : si l’aléatoire vous rebute, passez votre chemin : tout est basé sur les jets de dés et les pioches de cartes. Le jeu est conçu pour favoriser les leaders et rendre la remontée difficile aux perdants. Les règles sont simples et s’expliquent très rapidement.

Thème : l’ambiance fin du monde et la lutte pour les ressources sont bien rendues, surtout à 4 joueurs ou plus. Le thème prime, car mécaniquement le jeu n’est pas révolutionnaire.

Plaisir-Public : malgré ses défauts, j’ai apprécié mes parties. Accessible, il plaira surtout à ceux qui aiment l’aléatoire et les zombies. Être fan du comic (comme moi) est un plus. Ce n’est pas un jeu à enchaîner, mais un bon divertissement occasionnel pour replonger dans l’univers de Robert Kirkman.

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