Indiana Jones, le meilleur Opus de la saga est un jeu

Dès les premières minutes, Indiana Jones et le Cercle Ancien m’a frappé comme une évidence : ce jeu pourrait largement prétendre au podium des meilleures aventures de la franchise. 

MachineGames a réussi un tour de force narratif et technique qui capture pleinement la magie d’Indiana Jones tout en l’enrichissant d’une immersion moderne. 

Histoire fabuleuse, gameplay inspiré, direction artistique soignée… tout s’aligne pour offrir une expérience mémorable.

Ce jeu est actuellement disponible sur Luna, gratuitement pour les abonnés Amazon Prime. Jetez un oeil sur ce service inclus, il va vous étonner. Une mannette PS4 suffit pour y jouer.

L’Histoire : une aventure digne des plus grands films

Un point de départ classique mais terriblement efficace

L’histoire commence en 1937, à une époque où Indiana Jones enseigne l’archéologie au Marshall College. Ce calme apparent s’interrompt lorsqu’une antiquité rare est dérobée dans une salle d’exposition : une momie de chat égyptienne, qui semble anodine mais devient rapidement le premier indice d’un mystère bien plus vaste. 

Cette disparition, en apparence sans importance, ouvre la porte à une intrigue mondiale mêlant spiritualité, pouvoir ancien et secrets enfouis depuis des millénaires.

Des adversaires à la hauteur

Comme toujours avec Indiana Jones, les ennemis ne manquent pas. Emmerich Voss, archéologue rival à l’ambition dévorante, mène une troupe de soldats nazis prêts à tout pour s’emparer du secret. 

Mussolini et ses chemises noires complètent le tableau, ajoutant une tension politique très marquée. Indy doit constamment être plus rapide, plus malin et plus audacieux s’il veut éviter que ces forces hostiles ne dévoilent ce qui n’aurait jamais dû être découvert.

Un tour du monde spectaculaire

L’aventure se déploie ensuite à travers des lieux d’une diversité impressionnante. Je vous en laisse la surprise, mais on parcourt tous les continents à la recherche d’artefacts précieux et dangereux, dans une course effrénée contre les nazis.

Gameplay : l’immersion avant tout

Une aventure vécue à la première personne

MachineGames fait un pari audacieux : tout se joue en vue subjective. Cette approche, loin de trahir l’esprit de la franchise, renforce au contraire l’impression d’être réellement Indiana Jones. Certaines actions iconiques repassent brièvement en vue externe, notamment lorsque l’archéologue utilise son fouet pour franchir un ravin ou lorsqu’une scène cinématique impose un cadrage plus spectaculaire, mais la majorité du temps on voit à travers les yeux d’Indy, littéralement.

Le fouet comme prolongement du personnage

Symbole absolu du héros, le fouet n’est pas un gadget. Il sert à se balancer au-dessus du vide, à désarmer un adversaire, à effrayer un chien de garde, à créer une diversion, bref à exprimer toute la débrouillardise qui fait d’Indiana Jones un personnage si singulier. Il n’y a rien de plus satisfaisant que de maîtriser son timing dans un environnement hostile.

Une approche de la furtivité pragmatique

La furtivité occupe une grande place dans les mécaniques du jeu. Indy peut éviter les lignes de vue, se cacher in extremis, attirer les ennemis loin d’une zone clé ou encore se glisser parmi eux grâce à des déguisements. 

Certains officiers ennemis déjouent cependant instantanément la supercherie, obligeant le joueur à être particulièrement attentif. Rien de révolutionnaire dans les systèmes employés, mais une cohérence totale avec l’ambiance d’un film d’espionnage archéologique.

Des combats simples mais satisfaisants

Le combat au corps à corps adopte une approche à la fois directe et cinématographique. On alterne entre esquives rapides, blocages et coups précis, parfois renforcés par la possibilité de charger une frappe. 

Les objets du décor deviennent des armes improvisées, souvent efficaces mais systématiquement abandonnées dès qu’Indy doit grimper, interagir ou se rééquiper. 

Les armes à feu, quant à elles, sont présentes mais rarement mises en avant. Le jeu préfère l’idée de l’aventurier rusé plutôt que du tireur aguerri.

Exploration et énigmes au cœur de l’expérience

Les énigmes ne se contentent pas d’être des obstacles. Certaines demandent de manipuler la lumière, d’actionner des mécanismes antiques ou de déchiffrer des séquences complexes. On leur a déjà reproché leur relative simplicité, mais on peut quand même passer parfois quelques bonnes dizaines de minutes à trouver la solution.

L’appareil photo d’Indy permet de documenter des monuments, offrant de petits bonus et encourageant à explorer les zones semi-ouvertes pensées comme de véritables hubs d’aventure.

Retours critiques : un accueil unanime ou presque

Une performance critique remarquable

Dès sa sortie, Indiana Jones et le Cercle Ancien reçoit des critiques extrêmement positives. Metacritic affiche fièrement des scores de 86 sur consoles et 87 sur PC, tandis que Steam voit s’accumuler les avis extrêmement positifs. 

Sur OpenCritic, la mention « Mighty » confirme que le jeu s’impose comme une référence en matière d’adaptation vidéoludique.

Ce que les critiques ont adoré

Ce qui impressionne le plus, c’est la fidélité absolue à la franchise. Les reviewers louent l’immersion exceptionnelle, l’ambiance sonore inspirée de John Williams, la narration impeccable, les visuels parfaitement maîtrisés et le travail monumental réalisé sur le personnage d’Indiana Jones. IGN va même jusqu’à qualifier l’histoire proposée par MachineGames de meilleure aventure Indy du siècle.

Les critiques récurrentes

Certaines réserves reviennent cependant : une furtivité jugée un peu trop classique, un combat parfois répétitif, des cinématiques longues et quelques énigmes tardives perçues comme inutilement confuses. 

Le dernier acte a également divisé, certains joueurs estimant que la conclusion manque de la puissance initiale de l’aventure. Je ne suis pas d’accord, tout est réunis pour faire un grand final impressionnant, mais bon, on les a trop gâté.

Le Jeu : coulisses, développement et ambitions

Une genèse qui remonte à plus loin qu’on ne le croit

L’idée d’un jeu Indiana Jones porté par Bethesda remonte à 2009, lorsque Todd Howard avait approché George Lucas avec une première ébauche. Il aura fallu plus de dix ans, le rachat de ZeniMax par Microsoft et la collaboration officielle avec Lucasfilm Games pour que ce rêve prenne enfin forme. L’annonce de 2021 n’a été que la partie émergée d’un projet qui s’est étalé sur plus de cinq ans de développement.

Une équipe créative passionnée

Todd Howard prend le rôle de producteur exécutif, épaulé par Jerk Gustafsson à la direction générale et par Jens Andersson, revenu spécialement pour ce projet après avoir déjà participé au prototype avorté de 2009. 

Axel Torvenius, directeur créatif, apporte sa sensibilité visuelle issue d’années de travail chez MachineGames. Cette équipe partage une passion évidente pour la franchise, perceptible dans chaque recoin du jeu.

Une prouesse technique

Le MOTOR Engine, dérivé de l’ID Tech 7, permet un rendu visuel impressionnant avec un ray tracing obligatoire, des éclairages naturels et un niveau de détail rare. 

Malgré ses exigences matérielles, le jeu est salué d’ailleurs comme l’un des lancements PC les mieux optimisés de ces dernières années.

Un doublage français d’exception

Richard Darbois reprend la voix d’Harrison Ford avec une justesse qui frôle la perfection. Sa performance est unanimement saluée, au point que certains joueurs jugent la version française plus convaincante que la version anglaise, pourtant interprétée par Troy Baker. 

Pour ma part, je ne peux que noter quand même une certaine maturité excessive dans la voix d’Indiana, qui a moins de 30 ans dans le film. Ça dénote un peu, mais c’est quand même notre Indy !

Un succès public massif

En quelques semaines, plus de cinq millions de joueurs se lancent dans l’aventure, la majorité via Xbox Game Pass mais avec un succès commercial notable sur PlayStation 5 lors de sa sortie décalée. 

Sur Steam, le jeu s’impose sans difficulté. Malgré cela, les revenus nets restent modestes, conséquence directe du modèle d’abonnement qui privilégie l’audience à la rentabilité.

Le futur du projet

Le DLC « The Order of Giants », prévu pour septembre 2025, prolonge l’aventure à Rome, entre ruines antiques, mysticisme religieux et exploration souterraine. Une parenthèse supplémentaire pour replonger dans l’univers d’Indy.

Le meilleur Jones de la saga !

C’est choquant à quel point ce jeu a une histoire exceptionnelle pour un Indiana Jones. Ça nous amène à nous questionner sur les deux derniers, si raté pour rien. Suffirait-il de confier le jeu à une entreprise passionnée et compétence pour avoir un scenario aussi exaltant et fidèle au matériau de base ?

Je suis ébloui par les péripéties et la qualité de l’histoire. Les émotions varient à loisir, l’adrenaline coule. Bien sûr, on retrouve les paterns des Wolvenstein, mais ça marche si bien ici. 

À part quelques petites faiblesses dans le renouvellement du gameplay ou dans la maîtrise de certains sauts, ce jeu a toutes les raisons d’entrer au panthéon des jeux issus de licences cinématographiques, rejoignant son grand frère développé quelques décennies plus tôt par LucasArts, Indiana Jones et le Mystère de l’Atlantide, en 1992.

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