JDS – I will survive

“First a vos effrayed, a vos petrified… euh… oui je sais l’intro est facile et mon anglais au top. Mais qui, en ouvrant la boîte du jeu dont je vais vous parler, n’y a-t-il pas pensé… Gloria Gaynor touche-t-elle des royalties… James Bond a-t-il été prévenu ?!! Non, parce qu’en fait, après le party game gentil tout plein « Au tableau », voici que l’éditeur discret Kinigame propose donc « I will survive ». Oui je sais, ça peut rappeler des souvenirs de foot pour certains dans les années 90, mais en fait rien à voir avec du foot… non non là on parle de survie, la vraie dans la jungle ! Allons voir de plus près de quoi il s’agit… !

Petite boîte bien pleine

En ouvrant ce petit jeu format rectangle type Sobek, Citadelles ou autres, on se dit chouette : plein de choses à dépuncher, plein de matos et de jetons… et, juste pour l’anecdote, parce que des boîtes j’en ouvre et des jetons j’en ai plein les armoires, rarement il m’a été donné de voir des punchboards aussi épais ! Donc plein de jetons ronds !

On va y trouver des munitions propres à chaque personnage, c’est déjà un luxe en soi : il aurait suffi de simples munitions identiques à tous, mais non ! Thématiquement, chaque perso n’utilise pas les mêmes armes, et les jetons sont tous personnalisés pour ces cinq personnages.

D’ailleurs, ils ne sont pas livrés avec un socle plastique ordinaire comme on en voit partout, mais avec une encoche sur les mini tuiles personnages sur laquelle vient un petit bout de socle carton pour faire tenir le tout. Astucieux pour le rangement : tout reste plat et tient dans la boîte.

On retrouve également un mini plateau principal, des planches pour chaque personnage avec le récapitulatif des actions possibles, les persos dessinés dessus : le tout est bien pensé et très simple. Pour compléter, des mini-fiches dans toutes les langues terminent le tableau du matériel, plus que complet pour un jeu qui pourrait presque se jouer avec une feuille et un stylo.

Une règle simple à comprendre, des dessins jolis : on peut parler d’une édition vraiment réussie, bien pensée, qui fait plaisir aux yeux !

Comment survivre en pleine jungle

L’idée principale d’I will survive part d’un vieux jeu d’école qui prend des noms différents : 007. C’est un jeu à mimer où l’on effectue trois gestes possibles : recharger, se protéger et tirer, le but étant de survivre.

Ici, des idées nouvelles ont fait surface : vous devez vous échapper d’une île avant de vous faire manger par des cannibales et arriver vite au bateau, mais il n’y a qu’une place de libre ! Vous l’aurez compris, le but est d’être l’unique survivant en tuant les autres.

Tout le monde joue en même temps ! On a droit à trois gestes et le son qui va avec : un pour se protéger, un pour attaquer, un pour recharger son arme. Une sorte de Chifoumi en somme.

Dès qu’on est blessé, on baisse son personnage et on déplace un marqueur d’une case vers le bas sur le plateau (attention à la marmite, fin de partie !). Lorsqu’il ne reste qu’un perso debout, la manche se termine et on recommence. La partie s’arrête quand il ne reste qu’un joueur, celui ayant subi le moins de blessures étant déclaré vainqueur !

Dans la jungle, terrible jungle !

Tout serait bien trop simple si le jeu se résumait à un portage : l’originalité vient des caractéristiques des six personnages. Pour dynamiser les parties, certains disposent de pouvoirs spéciaux sympas ou pourris qui contrebalancent l’équilibre des trois gestes.

Par exemple, Bob Lafleur dévie les coups qu’il subit, ou Kamil possède un coup imparable qui traverse la protection ! Avec ces effets, le jeu devient moins chaotique et plus interactif : on trompe, on fait des alliances, on trahit, on crée des coups bas.

La gestion du stock de jetons de chacun, pour se protéger ou attaquer, est essentielle. On ne tape pas au hasard, l’ambiance party game est au rendez-vous : de l’interaction, du bluff et des duels 1 contre 1 hilarants en fin de manche !

Mon avis

Le party game est prisé des joueurs voulant attiser la flamme du non-joueur ou simplement jouer avant un gros jeu. I will survive est de cette trempe : très théâtral avec sons et gestes, on rit d’un rien, on se trompe de geste car tout va vite, on prend un plaisir déconcertant à profiter d’une partie rapide, drôle et assez vache parfois.

Peu intéressant à deux ou trois, c’est vraiment à partir de quatre joueurs (et encore mieux à cinq ou six) que les instincts primaires de survie refont surface. Pas révolutionnaire, mais édition sans faute : une belle réussite dans le party game pour ceux qui cherchent un jeu d’ambiance original et aux parties courtes !

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