« Bang bang
He shot me down, bang bang
I hit the ground, bang bang
That awful sound, bang bang
My Sheriff shot me down »
Bang! est un jeu d’identités cachées d’Emiliano Sciarra sur le thème des Western Spaghetti.
Il a été conçu par Plazoun & SpinVector et est disponible en anglais, français, allemand, italien et espagnol pour 1,59 €.
Cette ville n’est pas assez grande pour nous deux
Dans Bang!, chaque joueur incarne un personnage de western et un rôle caché. Votre personnage vous confère une capacité spéciale, connue de tous.
Au début, on pioche une carte rôle (équipe et condition de victoire) et une carte personnage (capacité et points de vie). Seul le Shérif est public : il doit éliminer tous les hors-la-loi. Les Adjoints l’aident, les Hors-la-loi cherchent à tuer le Shérif, et le Renégat doit rester le dernier en vie pour prendre la place du Shérif.
Tout au long de la partie, il faut démasquer ses adversaires en observant leurs actions.
À chaque tour : piocher 2 cartes, jouer autant de cartes qu’on veut (mais 1 seule Bang! et 1 seule arme par tour). En fin de tour, on ne garde qu’un nombre de cartes égal à ses points de vie, le reste est défaussé.
Des cartes spéciales permettent de se protéger, tirer plus loin, soigner, etc. On ne peut cibler que ses voisins directs (gauche et droite).
La partie se termine à la mort du Shérif. Si seul le Renégat reste, il gagne ; sinon, ce sont les Hors-la-loi. Si le Shérif est le seul survivant, il l’emporte avec ses Adjoints.
Pour quelques poignées d’euros
Au lancement, une musique façon western spaghetti (guitare et sifflements) pose l’ambiance. Le menu propose : réglages son/musique, règles et crédits.
Une icône « lecture » à côté de l’étoile du Shérif ouvre le sous-menu : solo contre l’IA, multijoueur local (3 à 5), tutoriel (obligatoire), extensions (non disponibles), et bientôt VS online.
Chaque partie se paramètre : nombre de joueurs, difficulté (facile désactive les capacités), extensions, tirage aléatoire des rôles et personnages.
Interface et immersion
L’ordinateur distribue rôles et personnages avec animations : on entend un barillet se recharger quand la jauge de vie monte. Le jeu est fluide, on glisse-dépose les cartes, la musique de saloon et les effets sonores (revolver, etc.) renforcent l’immersion.
Des indicateurs lumineux montrent les cibles à portée, les cartes jouables, et l’interface guide chaque action avec une aide en haut de l’écran.
Points forts et limites
Jouer seul à Bang! est agréable, mais l’IA prend parfois des décisions surprenantes (surtout quand c’est votre allié), rendant la victoire plus hasardeuse que stratégique. Le nombre de personnages et de capacités est encore limité, ce qui peut lasser.
Le mode « pass & play » local reste anecdote : il faut se passer la tablette et attendre un écran de transition pour ne pas dévoiler ses cartes. Le mode online est annoncé, mais fait cruellement défaut.
Bang! – Le jeu édité plus vite que son ombre
Cette adaptation soignée brille par ses animations, sons et musiques d’ambiance. En l’état, c’est une excellente transposition, mais le multijoueur en ligne serait le plus grand atout à venir.
Des mises à jour sont prévues : nouveaux personnages, extensions, mode multijoueur online et autres améliorations. Une version gratuite allégée (Bang! Italia 150) permet de découvrir le jeu, et sur iPad jusqu’à 7 joueurs peuvent se joindre à la fête.