Application iPad Diaballik

Diaballik est un jeu abstrait pour deux joueurs créé par Philippe Lefrancois. C’est un jeu de stratégie à mécanique simple qui s’inspire des jeux de sports collectifs comme le Hand-ball, Football, Rugby et autres : le but étant d’amener le ballon sur la ligne de départ adverse. La version plateau est éditée par 1-2-3-Games.

C’est un jeu qui est étudié pour tous types de joueurs qu’ils soient débutants, occasionnels ou bien expérimentés : la mécanique est accessible à tous et la profondeur stratégique également. Accessible également aux enfants à partir de 6 ans, c’est un jeu rapide où la thématique colle superbement bien à la mécanique.

Le jeu est développé par Guillaume Lemery et Philippe Lefrancois uniquement pour iPad et est disponible en anglais, allemand et français pour un prix de 3,99€.

Quand l’abstrait rencontre le sport du ballon

Dans ce jeu abstrait, le plateau de jeu est constitué de 49 cases soit 7 cases sur 7.

Chaque joueur détient une équipe représentée par 7 pions soit de couleur noir soit de couleur blanche. Ces 7 pions sont placés sur la ligne de départ (celle la plus proche du joueur) et le pion du milieu a un jeton spécial en forme de ballon posé sur lui.

Comme dit plus haut, le but de ce jeu est d’amener ce jeton ballon à travers la défense adverse jusqu’à leur ligne de départ. Le premier à réussir cet exploit a gagné.

Chaque joueur joue à tour de rôle et a le droit à trois actions à réaliser dans l’ordre qu’il le souhaite. Parmi ces actions, voici les possibilités :

  • Déplacer orthogonalement un de ses pions de 2 cases
  • Déplacer orthogonalement deux de ses pions de 1 case
  • Passer la balle entre deux de ses pions

Attention toutefois quelques contraintes viennent agrémenter le tout :

  • Interdiction d’arrêter le déplacement d’un pion sur un pion adverse
  • Le pion qui possède le ballon ne peut pas se déplacer
  • La passe se fait en ligne droite (diagonale ou horizontale) entre deux pions, mais on ne peut pas passer la balle si un pion adverse se trouve sur la trajectoire : logique, sinon il y a interception !

Et c’eeeesssssttt tout! C’est très simple !

Non j’ai menti, ce n’est pas tout : une règle supplémentaire vient empêcher une situation inextricable c’est-à-dire une situation que même avec des câbles, on ne pourrait rien faire ! Cette règle dite de l’anti-jeu va venir empêcher les joueurs de bloquer le jeu : si quelqu’un crée une ligne infranchissable et que son adversaire amène au moins 3 de ses pions au contact de cette ligne, ce premier perd alors la partie pour anti-jeu. Eh oui, pas de penalty ni de cartons ici, c’est direct éliminatoire !

Parlons diaballiquement…

Entrons dans le vif du sujet, je sais que vous mourrez d’envie de savoir comment le portage a été réalisé. Comment je le sais ? Bah j’entends les supporters du fond. Un peu de calme, ça arrive.

Lançons l’application : nous sommes rapidement accueillis par une page transitoire dans les fonds orangés sur laquelle on retrouve le logo de Diaballik et juste en dessous le plateau de jeu. Nous arrivons rapidement sur la page de présentation dans les mêmes teintes que la précédente.

Première remarque : l’éditeur a ingénieusement retravaillé la forme du logo du jeu Diaballik pour en faire des boutons de menu.

Seconde remarque : pas de musique, et qui ne sera pas non plus présente pendant le jeu. Les accrocs de l’abstrait me diront : « oui c’est mieux, je dois me concentrer ». Les sportifs me diront : « oui mais non, je veux de l’ambiance ». Pas de problème : vous pouvez laisser tourner en fond votre musique (en utilisant l’application iPod de votre iPad) qui ne se coupe pas après lancement du jeu. Par contre, aucune interface intégrée de prévue dans Diaballik pour contrôler l’ordre de passage de vos musiques. Je vous conseille de vous créer une petite playlist, de la lancer, puis de lancer Diaballik.

Tout en haut, le logo de Diaballik surplombe le reste. Juste en dessous se trouvent les boutons avec un ou deux bonhommes, pour lancer le jeu solo contre l’iPad ou à deux sur le même iPad. Pas de multijoueurs online malheureusement.

En dessous de ces deux boutons, se trouve celui pour accéder à la règle du jeu qui, soit dit en passant, est très bien écrite : claire, concise, précise et illustrée. On regrettera l’absence de tutoriel interactif, mais la mécanique étant très simple, on peut s’en passer.

On y trouve également les réglages qui permettent d’activer les bruitages ou non. Et enfin, le classique menu d’infos pour en savoir plus sur l’application, ses créateurs et des liens vers le site de l’éditeur et du jeu.

Diaballiquement votre

Intéressons-nous maintenant au mode 1 joueur contre l’ordinateur : en cliquant dessus, on arrive sur un écran de lancement où nous pouvons choisir la couleur de nos jetons, activer ou non la variante (parties plus rapides mais plus tendues, deux jetons adverses sur votre ligne de départ et vice versa) et choisir la difficulté.

Les niveaux de difficulté sont bien choisis : – Facile : parfait pour débutants. – Normal : monte en compétence sans être frustrant. – Difficile : parties plus ardues où un mauvais choix peut être fatal. Attention : l’IA peut prendre jusqu’à 1 minute pour jouer, mais les parties ne durent pas plus de 15 minutes, donc ce temps de réflexion reste raisonnable.

L’auteur et l’éditeur travaillent sur un mode expert, mais le temps de réflexion serait alors encore plus long. Un sacrifice valable pour plus de plaisir !

Le mode Multijoueurs n’ajoute rien de plus si ce n’est la possibilité de jouer avec un ami sur le même iPad. On peut également activer la variante ici.

Remarque : ce jeu prend tout son intérêt et sa profondeur stratégique lorsqu’on fait face à un adversaire de même niveau.

Quand on gagne, des applaudissements retentissent et un petit diable en or fait le signe de la victoire. Quand on perd, un son de défaite se déclenche et un petit diable boudeur apparaît.

Le jeu est rapide, simple, les déplacements fluides et l’ergonomie fidèle au plateau. L’interface est épurée sans être austère, exactement ce qu’on attend d’un jeu abstrait.

C’est de la balle !

Une application épurée, qui se suffit à elle-même. Les graphismes sont sobres et bien pensés. On pourrait reprocher un manque d’animations (de petites balles volantes en fond, par exemple) et l’absence de musique intégrée ou de multijoueurs online.

Vous l’aurez compris : malgré quelques défauts, ce jeu m’a vraiment plu par sa simplicité d’accès et sa profondeur stratégique. Propice aux rebondissements, c’est une vraie réussite. Diaballik est un jeu abstrait simple qui plaira même aux non-amateurs du genre.

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