Jouer à Legendary, c’est remonter dans le temps. Oh, pas celui de l’histoire qui vous propose de subir les conséquences d’ouvrir la boite de Pandore. Pas non plus aux vues des diverses armes et monstres, bien récents pour ceux-là, mais plus en filigranne, le système même de jeu qui évoque du Half Life, Wolfenstein et autres. A l’époque où les FPS proposent de la tactique de terrain, des préparations complexes, des subtilités techniques ou du reparamétrage des itinéraires, comme Far Cry 2 ou Crysis, Legendary se paye le luxe d’un gameplay désuet pour notre époque de gamer. Les objets qui ne s’abiment pas quand on tire dessus, le script omniprésent qui ouvre les portes quand il le doit, les scènes d’action permanentes (Oh, le monstre, tu ne peut pas le tuer tant qu’il n’a pas fini son cirque) les PNJ protégés de nos tirs, les monstres qu’on ne peut tuer que d’une seule façon, bref, un jeu bien surprenant pour un voyage dans le temps qui rappelle pourquoi la puissance et la technologie ont pu nous sauver de là.
Et c’est bien dommage, car le jeu recelait un vrai potentiel scénaristique. Capturer un griffon, retourner les loups-garous les uns contre les autres, rencontrer un minotaure dans un dédale, affronter la peur au ventre les égouts où des tentacules peuvent frapper aléatoirement, détruire le Kraken en prenant tous les risques…
Ca aurait pu, mais c’est pas.
Legendary : Un jeu mythologique au système ancien